Effort financier national pour la biodiversité

Effort financier national pour la biodiversité

Effort financier national pour la préservation de la biodiversité et des paysages
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
2 045 millions d'euros en 2016
 
 
 
 
 
Fiche mise à jour le
03/07/2019

La dépense nationale en faveur de la protection de la biodiversité et des paysages peut être repartie selon trois grands sous-domaines : la gestion des espaces et des espèces, les actions dites « de réduction des pressions » et la connaissance de la biodiversité et des paysages.

 

La gestion des espaces et des espèces regroupe les actions visant à préserver la diversité de la faune et de la flore. Elle comprend par exemple la gestion du réseau Natura 2000, la restauration des milieux aquatiques ou bien les dépenses des associations de protection de la nature. Elle comprend également les actions regroupées sous la dénomination « autres actions de protection », actions ne pouvant pas être réparties à des projets déterminés, mais principalement réalisées en faveur de la gestion des milieux naturels. En 2016, la dépense dans ce domaine s’établit à 1,6 milliard d’euros ; et constitue les trois quarts de la dépense totale. La dépense progresse pour la deuxième année consécutive : + 4,8 % en 2016 après + 0,5 % en 2015, sous l’effet de l’augmentation des investissements dans des projets de restauration et de gestion de milieux aquatiques.

 

La gestion des espaces et des espèces est financée essentiellement par les budgets du ministère en charge de l’Écologie, des collectivités locales, des agences de l’eau et des organismes gérant ces milieux remarquables (Conservatoire du littoral, Office national de la chasse et de la faune sauvage, etc.).

 

Les actions dites « de réduction des pressions » ont pour objectif de réparer les dommages causés aux paysages et à la biodiversité par certains secteurs d’activité. Elles regroupent par exemple, le financement des industriels pour la protection de la biodiversité, les dépenses associées à la mise en place de mesures agroenvironnementales par les agriculteurs ou les aménagements routiers par les sociétés d’autoroute.  En 2016, le coût de ces actions s’élève à 434,3 millions d’euros ; financé essentiellement par les entreprises. Cette dépense diminue plus légèrement que la baisse observée en 2015(- 1,2 % après  - 13,5 % entre 2014et 2015).

 

L’amélioration de la connaissance de la biodiversité et des paysages se traduit par des actions d’inventaires, d’expertises relatives au patrimoine naturel et des atlas de paysages. En 2016, la dépense associée à ces actions atteint 12,6 millions d’euros ; ne représentant qu’une faible part de la dépense totale. Cette dépense diminue par rapport à 2015 (- 4,0 %).

 

En 2016, la dépense nationale en faveur de la protection de la biodiversité et des paysages s’élève à 2,0 milliards d’euros. Elle tend à progresser après deux années de baisse consécutive (- 3,9 % en 2014 puis - 2,9 % en 2015) en raison de l’augmentation des dépenses d’investissements, portées par les collectivités locales et soutenues par les agences de l’eau, dans des projets de restauration et de gestion de milieux aquatiques. Cependant, cette hausse reste moins soutenue que celle observée entre 2000 et 2013 (+ 4,7 % par an en moyenne).