Effort financier national pour la biodiversité

Effort financier national pour la biodiversité

Effort financier national pour la préservation de la biodiversité et des paysages
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
2 226 millions d'euros en 2017
 
 
 
 
 
Fiche mise à jour le
11/06/2020

La dépense nationale en faveur de la protection de la biodiversité et des paysages se répartie entre trois grands domaines selon la nature de l’activité ou du secteur d’activité : la gestion des espaces et des espèces, la réduction des pressions d’origine humaine et le développement de la connaissance.

La gestion des espaces et des espèces regroupe les actions qui participent à la préservation et à la réhabilitation des espèces faunistiques et floristiques et des espaces naturels et semi-naturels. Ces activités comprennent par exemple la gestion de zones protégées (réseau Natura 2000, Parcs nationaux, etc.), des actions de réintroduction d’espèces ou de conservation. La gestion des espaces et des espèces inclue également des activités qui ne peuvent pas être réparties à des projets déterminés faute de données détaillées. Ces actions sont définies comme des « autres actions de protection » et sont engagées à des fins de préservation des milieux naturels par les collectivités locales. En 2017, la dépense dans le domaine de la gestion des espaces et des espèces est en léger recul par rapport à 2016. Elle s’établit à 1,7 milliard d’euros ; et constitue plus des trois quarts de la dépense totale.

La gestion des espaces et des espèces est financée essentiellement par les budgets du ministère en charge de l’écologie, des collectivités locales et des agences de l’eau, ainsi que par les établissements gérant ces milieux remarquables (Agence française de la biodiversité, Conservatoire du littoral, Office national de la chasse et de la faune sauvage, etc.).

Les activités de réduction des pressions d’origine humaine ont pour objectif de réparer les dommages causés aux paysages et à la biodiversité par certains secteurs d’activité. Elles regroupent par exemple, le financement des industriels pour la protection de la biodiversité, les dépenses associées à la mise en place de mesures agroenvironnementales par les agriculteurs ou la construction d’aménagements routiers par les sociétés concessionnaires d’autoroutes. En 2017, le coût de ces actions mises en œuvre par les entreprises reste stable et s’élève à  487 millions d’euros.

Le développement de la connaissance sur la biodiversité et les paysages se traduit par des actions d’inventaires ou d’expertises sur le patrimoine naturel et biologique. En 2017, la dépense associée à ces actions s’élève à 21 millions d’euros ; ne représentant qu’une faible part de la dépense totale.

En France, la dépense de protection de la biodiversité et des paysages s’élève à 2,2 milliards d’euros en 2017. Après une période de croissance importante, cette dépense tend à se stabiliser à partir de 2013. Entre 2016 et 2017, les ressources allouées à la biodiversité sont en légères baisses sous l’effet notamment d’un ralentissement des investissements dans des opérations de protection.