Évolution de la pollution physico-chimique des cours d'eau en métropole

Évolution de la pollution physico-chimique des cours d'eau en métropole

Taux d'évolution de la pollution des cours d'eau par les macro-polluants d'origine urbaine, industrielle et agricole en France métropolitaine
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
- 11 % pour les nitrates entre 1998 et 2016
- 50 % pour les orthophosphates entre 1998 et 2016
- 73 % pour l'ammonium entre 1998 et 2016
- 46 % pour la DBO entre 1998 et 2016
 
 
 
Fiche mise à jour le
14/06/2018

La demande biochimique en oxygène, indicateur de la quantité de matières organiques biodégradables présentes dans l’eau, a diminué presque de moitié sur la période 1998-2016, résultat de meilleures performances obtenues par les stations d’épuration. La baisse est toutefois concentrée sur les 10 premières années, l’indicateur étant stable depuis 2008.

L’ammonium, autre paramètre caractéristique de l’efficacité des traitements épuratoires, confirme lui aussi une tendance en baisse, de 73 % en tendance linéaire. Il est toutefois influencé par la faible pluviométrie des années 2005, 2011 et plus récemment en 2015, qui a entraîné une mauvaise dilution des polluants et une remontée des concentrations.

L'indice des orthophosphates continue quant à lui de diminuer sur la majeure partie du territoire, avec de nombreux bassins en forte baisse (+50% de diminution sur la période). Par contraste, certains bassins de Rhin-Meuse et du sud-est de la France continuent d'avoir leurs indices en forte hausse. A noter que plusieurs bassins gardent des niveaux de concentration élevés malgré la forte baisse de leurs indices (moyenne triennale sur les années 2014, 2015, 2016).

Avec une baisse de -11% sur la période 1998-2016, les nitrates sont dans une relative stabilité sur les 3 dernières années. Les teneurs restent globalement stables sur la période, avec des variations inter-annuelles pouvant être influencées par la pluviométrie. L'évolution des nitrates est contrastée suivant les bassins. En effet, la situation tend à s’améliorer, ou se stabiliser, là où les concentrations étaient parmi les plus élevées : c’est le cas des bassins fortement agricoles dans l’ouest, où l’utilisation d’intrants azotés a diminué. Le bassin de la Seine fait quant à lui exception : les teneurs, élevées, gardent une tendance à la hausse. Les conditions météorologiques jouent vraisemblablement un rôle, les années sèches réduisant le lessivage des surplus azotés présents dans les sols, qui sont entraînés vers les cours d’eau dès retour à la normale.

Malgré ces évolutions globalement assez favorables hors nitrates, les efforts sont à poursuivre pour respecter les objectifs de bon état des eaux assignés par la DCE.

Une diminution de l'indicateur aura probablement des conséquences positives sur la biodiversité.