Lacunes de connaissances naturalistes produites et partagées en métropole

Lacunes de connaissances naturalistes produites et partagées en métropole

Moyenne de la proportion de groupes taxonomiques estimés mal inventoriés par maille 10 x 10 km, sur le territoire métropolitain, d'après les données partagées dans le système d'information sur la nature et les paysages et disponibles sur l'INPN
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
66 % en juillet 2018
 
 
 
 
 
 
Fiche mise à jour le
14/12/2018

 

En février 2018, d'après les informations naturalistes partagées au niveau national, on estime que, pour une maille 10 x 10 km de métropole, en moyenne 66 % des  groupes taxonomiques sont insuffisamment inventoriés. Pour les groupes plus populaires auprès des naturalistes, la situation est meilleure, mais 28 % des groupes restent insuffisamment connus (inventoriés) sur le territoire. La distribution de l'indicateur n'est pas homogène sur le territoire et met en évidence des régions et départements où le partage des connaissances est plus avancé.

L'effort à produire dans le partage et l'acquisition de connaissance sur les espèces reste donc conséquent. Toutefois, grâce au SINP, on note une progression constante, puisqu'entre janvier 2016 et juillet 2018, le pourcentage moyen de groupes taxonomiques estimés mal connus (mal inventoriés) est passé de 81 % à 66 %. L'effort est particulièrement marqué dans la période récente sur les neufs groupes les plus souvent  utilisés dans les études naturalistes, avec une baisse de méconnaissance de plus de 10 % en six mois.

Globalement, le partage des données apparaît comme le levier prioritaire pour améliorer la connaissance nationale, en particulier pour les groupes classiques en inventaires même s’il devrait améliorer aussi nettement la connaissance des groupes moins populaires. Il reste certainement de réelles lacunes de connaissance (secteurs géographiques qui manquent de prospection) mais, à l’échelle nationale, elles sont actuellement masquées par le déficit de partage des données.