Lacunes de connaissances naturalistes produites et partagées en métropole

Lacunes de connaissances naturalistes produites et partagées en métropole

Moyenne de la proportion de groupes taxonomiques estimés mal inventoriés par maille 10 x 10 km, sur le territoire métropolitain, d'après les données partagées dans le système d'information sur la nature et les paysages et disponibles sur l'INPN
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
74 % en juillet 2017
 
 
 
 
 
Fiche mise à jour le
29/08/2017

 

L'indicateur sert au suivi de l'acquisition et du partage des connaissances sur la distribution des espèces. Du fait que l’on considère un pas de temps glissant des données (les 20 dernières années dans ce travail), l'indicateur peut évoluer dans les deux sens. Notamment, le nombre de groupes prospectés pourrait baisser si les prospections anciennes n’étaient pas « rafraichies » par de nouvelles observations.

Les seuils établis représentent des minimums de richesses observées lors d’inventaires standards et ne peuvent pas être pris comme des seuils de complétude.

En juillet 2017, d’après les informations naturalistes partagées au niveau national, on estime que, pour une maille 10 x 10 km de métropole, en moyenne 74 % des groupes taxonomiques sont mal connus (mal inventoriés). Pour les groupes plus populaires auprès des naturalistes, la situation est meilleure, mais 45 % des groupes restent insuffisamment connus (inventoriés) sur le territoire.

L'effort à produire dans le partage et l'acquisition de connaissance sur les espèces reste donc conséquent. Toutefois, grâce au SINP, on note une progression, puisqu'entre janvier 2016 et juillet 2017, le pourcentage moyen de groupes taxonomiques estimés mal connus (mal inventoriés) est passé de 81 % à 74 %.

Globalement, le partage des données apparaît comme le levier prioritaire pour améliorer la connaissance nationale, en particulier pour les groupes classiques en inventaires même s’il devrait améliorer aussi nettement la connaissance des groupes moins populaires. Il reste certainement de réelles lacunes de connaissance (secteurs géographiques qui manquent de prospection) mais, à l’échelle nationale, elles sont actuellement masquées par le déficit de partage des données.