Précision des données partagées

Précision des données partagées

Proportion des données partagées dans le système d'information sur la nature et les paysages et disponibles sur l'INPN, précises à la fois spatialement et temporellement
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
36 % début 2019
 
 
 
 
 
 
 
Fiche mise à jour le
05/11/2019

La précision d’une donnée naturaliste se définit comme la combinaison de sa précision temporelle (la date à laquelle l’observation a été réalisée est bien connue) et de sa précision spatiale (le lieu de l’observation est bien connu).

 

Sur les plus de 49 millions de données qui sont diffusées sur l’INPN, 36 % sont précises à la fois au niveau spatial et au niveau temporel. Une grande partie des données sont précises temporellement (86 %), mais la plupart des données ne sont pas précises au niveau spatial (40 %).

 

La plupart des nouvelles données partagées sont précises, mais on note également une tendance à la mise à jour des informations géographiques des données déjà partagées. Ainsi, 91 % des observations datant d’après 2018 sont précises, contre 61 % des données ayant moins de 5 ans. Ces deux phénomènes expliquent la progression de l’indicateur, puisqu’en 2018 seules 28 % des données étaient précises.

 

Les informations temporelles qui sont utiles pour étudier plus finement la phénologie des espèces ou encore certaines des conséquences du changement climatique sont donc globalement accessibles. Toutefois, seule une petite partie des données partagées est utilisable pour des recherches plus poussées sur la distribution des espèces (modèles de niche par exemple) ou dans le cadre d’études réglementaires (études d’impacts par exemple) et de plans de gestion d’espaces naturels.

 

On notera tout de même que les données sur les espèces marines, qui ne constituent qu’une faible proportion du total de données, sont précises à 83 %. Dans les Outre-mer également, 88 % des données partagées sont précises.

 

Un effort important reste donc à faire sur le partage de données précises géographiquement, notamment en métropole et pour les données anciennes. Cet effort doit également porter sur la mise à jour des données déjà diffusées, dont l’information géographique a souvent été historiquement dégradée au moment du partage.