Un observatoire de la biodiversité, pour quoi faire ?

Un observatoire de la biodiversité, pour quoi faire ?

Au cours des dernières décennies, notre rapport à la biodiversité a évolué. Auparavant nature immuable, sublime et souveraine, la biodiversité désormais « s’érode », les écosystèmes se dégradent, les espèces disparaissent, les ressources s’épuisent, et cette érosion de la biodiversité, menace désormais, comme le changement climatique, l’avenir même de l’humanité. La biodiversité traverse une crise majeure d’origine anthropique – on parle de sixième extinction massive des espèces, voire d’une nouvelle période géologique, l’Anthropocène. C’est ce basculement qui justifie l’existence d’un observatoire de la biodiversité.

D’abord pour donner à voir, documenter, objectiver des évolutions extrêmement rapides mais dont la gravité, et parfois la réalité, ont encore peu été intégrées par les opinions publiques et par les décideurs.

Ensuite pour préciser les contours de cette crise, à l’échelle nationale, en montrer les points saillants, les facteurs essentiels, sur lesquels il faudra agir, sans quoi le problème reste hors de portée, impossible à appréhender et aucune action possible.

Enfin, pour suivre la prise en compte du problème, les actions en réponse, la réalité et/ou l’efficacité des mesures, des changements de pratiques, aux échelles pertinentes.

Changer la perception des enjeux sur la crise de la biodiversité, en qualifier les causes et les conséquences à l’échelle nationale, suivre la prise en compte du problème par la société : ce sont les trois raisons d’être fondamentales de l’ONB.