Évolution de la biodiversité bactérienne des sols

Évolution de la biodiversité bactérienne des sols

Proportion des unités pédo-écologiques françaises dont la biodiversité bactérienne des sols se maintient ou progresse
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
1288 taxons bactériens en moyenne, tous modes d'usage du sol confondus (Valeur de référence permettant le calcul ultérieur de la première valeur de l’indicateur)
 
La carte nationale de la diversité bactérienne des sols montre des variations importantes avec des zones géographiques d’une centaine de km de rayon où le nombre de taxons est important (en rouge sur la carte) et d’autres ou il est faible (en bleu sur la carte). A cette échelle, aucune influence du climat ni de la géomorphologie n’est démontrée. Les sols les moins riches en diversité bactérienne se trouvent dans le Sud-Ouest (Landes de Gascogne), le Centre et le Nord-Est, alors que les sols les plus riches sont situés en Bretagne, dans le Nord et sur le pourtour méditerranéen. Indépendamment de l’effet du type de sol (pH, texture, teneur en carbone organique…), les zones où les sols sont faiblement diversifiés correspondent à des zones de forêts et de prairies (forêts dans les Landes et dans le Nord-Est et prairies dans le Centre).
Fiche mise à jour le
25/05/2016

La richesse bactérienne a été évaluée dans les sols de France métropolitaine par le séquençage massif de l’ADN des microorganismes des sols. Cette technologie permet de caractériser la diversité microbienne dans sa totalité (nombre et inventaire des espèces présentes). Les valeurs de richesse bactérienne obtenues sur 1 842 sites du Réseau de mesure de la qualité des sols (RMQS) varient de 555 à 2 007 taxons (groupe d’individus partageant des caractéristiques génétiques proches).

Le type de sol (teneur en argile, pH, teneur en carbone), ainsi que le mode d’usage des sols sont les facteurs influençant cette richesse bactérienne. Le type de sol va notamment définir la variété des habitats écologiques du sol, son pouvoir tampon (capacité du sol à modérer les variations de pH en cas d'amendements calciques par exemple) et ses propriétés chimiques (pH, carbone). La richesse bactérienne peut être modifiée par les perturbations (naturelles ou anthropiques) et le niveau de ces perturbations auxquelles sont soumis les écosystèmes. Ainsi, les forêts, écosystèmes les moins perturbés, présentent les niveaux de richesse bactérienne les plus faibles (communauté bactérienne  moins diversifiée, composée de populations bien adaptées à l’écosystème). Les systèmes agricoles généralement conduits en cultures annuelles et avec une multitude d’interventions sur le sol correspondent à des systèmes plus perturbés et une richesse bactérienne plus élevée. Ce niveau de diversité ne renseigne cependant pas sur sa qualité (présence d’espèces bénéfiques d’intérêts ou au contraire néfastes comme les pathogènes par exemple).

Il est toutefois important de noter ici que la richesse bactérienne n’est pas corrélée à celle des autres composantes de la diversité microbienne du sol (champignons notamment). Une richesse bactérienne élevée peut s’accompagner d’une richesse en champignons faible (dans les sols agricoles par exemple).