Évolution de la biomasse microbienne des sols en métropole

Évolution de la biomasse microbienne des sols en métropole

Taux d'évolution de la biomasse microbienne moyenne des sols en métropole
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
61 µg d'ADN microbien /g de sol sur la période 2000-2009 (Première valeur de référence)
 
 
 
Fiche mise à jour le
15/05/2017

La biomasse microbienne a été mesurée dans les sols de France métropolitaine, grâce à une estimation de la quantité d’ADN microbien extrait. Cette dernière s’échelonne de 2 à 629 µg d’ADN par gramme de sol. Trois quarts des sols analysés ont des concentrations situées entre 10 et 100 µg. Les sols les plus riches en ADN microbien sont situés en Lorraine et en Champagne-Ardenne et dans les massifs montagneux (Alpes, Massif central, Pyrénées, Jura). Les sols les plus pauvres en microorganismes se trouvent dans le Bassin parisien, les Landes et le Languedoc-Roussillon.

Cette distribution géographique s’explique par la texture des sols, la teneur en carbone organique et en azote, le pH ainsi que par l’occupation et l’usage du sol. Les caractéristiques physico-chimiques des sols sableux et acides (PODZOSOLS) sont donc à l’origine des plus faibles biomasses microbiennes dans les Landes et en Sologne. Les sols présentant la plus grande abondance microbienne sont argileux, basiques (pH élevé) et riches en carbone organique.

Ces résultats acquis à l'échelle nationale ont mené à l'élaboration du premier référentiel de Biomasse Microbienne des sols permettant d’interpréter l'impact du mode d'usage des sols sur la composante microbienne (Horrigue et al., 2016 in Ecological Indicators).