Prélèvements de bois en forêt au regard de l’accroissement des arbres

Prélèvements de bois en forêt au regard de l’accroissement des arbres

Taux de prélèvement de bois en forêt de production en France métropolitaine (au regard de la production biologique et de la mortalité des arbres)
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
54 % pour la période 2006-2014 (observations de la production biologique, de la mortalité et des prélèvements sur la période 2006-2014)
 
 
 
Données sources
Fiche mise à jour le
03/05/2017

 

L’indicateur donne une information sur la gestion pratiquée dans les forêts métropolitaines, celle-ci ne pouvant toutefois pas être interprétée en termes de biodiversité.

Si les forêts étaient en équilibre entre production biologique et prélèvement, le taux mesuré serait de 100. Un taux de prélèvement inférieur à 100 % signifie que les prélèvements sont inférieurs à la quantité de bois produite par les forêts.

Sur le territoire métropolitain, un peu plus de la moitié (54 %) de l’accroissement des arbres des forêts métropolitaines est prélevée chaque année par la société, pour différents usages (bois d’ameublement, bois de construction, bois-énergie, bois de trituration destiné à la fabrication de papier…) en France ou à l’étranger (exportations). Ce taux de prélèvement s'accroit d'environ 4 % entre les deux périodes considérées (2005-2013 et 2006-2014), ce qui est principalement le fait d'une augmentation des prélèvements en forêt privée (de 45 % à 51 %) alors qu'ils sont globalement stables dans les forêts publiques.

Quelles que soient les régions, le prélèvement est actuellement significativement inférieur à la production biologique dans les forêts de production (inventoriées annuellement par l’IGN). Les résultats montrent l’existence de grandes disparités selon les régions : les prélèvements sont très faibles en zones de haute montagne ou méditerranéenne, ils sont plus élevés dans les régions de relief et climatologie plus modérés, sans pour autant jamais atteindre la situation d’équilibre.

L’interprétation, du point de vue de la gestion durable des forêts,  d’un taux de prélèvement et de son évolution dans le temps est difficile. Il convient de prendre en compte l’état de maturité des peuplements considérés. Dans un peuplement composé de jeunes arbres, la production biologique pourra être importante mais les prélèvements seront faibles voir inexistants. Inversement, dans des peuplements arrivés à maturité, la production biologique est plus faible et les prélèvements importants. Or, la forêt française métropolitaine est une forêt « jeune », car elle est en phase d’expansion en surface depuis des décennies. Des peuplements relativement récents assurent par conséquent une production biologique sur laquelle les prélèvements sont par nature faibles. Lorsque ces jeunes peuplements arriveront à « l’âge adulte », ils feront l’objet de prélèvements plus importants : si la surface forestière ne s’étend plus dans les mêmes proportions, la valeur du taux de prélèvement au niveau national augmentera logiquement sans remettre en cause la durabilité de la gestion forestière.