Proportion de français définissant la forêt comme un réservoir de biodiversité

Proportion de français définissant la forêt comme un réservoir de biodiversité

Proportion de français métropolitains considérant que l'affirmation "La forêt française est un réservoir de biodiversité" définit très bien la forêt française
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
59 % en 2015
 
Fiche mise à jour le
24/04/2017

L’indicateur se fonde sur les résultats d’une enquête (Forêt & Société) réalisée auprès d’un échantillon de personnes représentatif de la population française âgée de plus de 15 ans. En raison d'un changement de méthode d'enquête (d'abord en face à face puis en ligne sur Internet), les résultats obtenus en 2015 ne sont pas comparables avec les précédentes vagues d'enquêtes (2004 et 2010).

La question posée permet d’évaluer les valeurs que les français associent à la forêt en regardant la façon dont le public se positionne par rapport à une série de fonctions - ou services - classiquement affectés à la forêt. Plus particulièrement, l’indicateur s’intéresse au suivi de la proportion de la population adhérant tout à fait avec l’idée que la forêt joue un rôle de réservoir vià à vis de la diversité biologique. Si l’indicateur augmente, on peut considérer que le grand public est davantage conscient du rôle que peuvent jouer les forêts françaises dans la conservation de la biodiversité. C’est une donnée importante, puisque les valeurs attribuées aux espaces boisés nous servent de "boussole intérieure" (expression employée par Pierre Bréchon) et déterminent un certain nombre de comportements et pratiques qui ont une influence (positive ou négative) sur l’état de la biodiversité en forêt.

Ainsi, en 2015, 59 % des français sont entièrement d'accord avec l'idée que la forêt est un « réservoir de diversité biologique » (plutôt des individus âgés de plus de 50 ans qui fréquentent régulièrement la forêt). Lorsqu'on s'intéresse aux rôles de loisir et de détente, et de production de bois, cette proportion d'opinions particulièrement favorables diminue (respectivement 35 % et 39 %). Ce résultat semble témoigner d'une plus grande importance accordée à la conservation de la biodiversité en forêt par rapport à la production de bois et à la récréation. Ce résultat est conforté lorsque l'on raisonne par grandes fonctions (économique, environnementale et sociale) en effectuant des regroupements : les fonctions "environnementales" de la forêt (espace de nature, de diversité biologique, rôle de protection de l'air, de l'eau, des sols et lutte contre le réchauffement climatique) sont les plus valorisées par le grand public. A l'inverse, la vocation économique (production de bois, activités et emplois) est la moins bien perçue ou reconnue aux yeux du public.

Comme soulevé dès la première vague d'enquête par Dobré M. (2005), le fait que 59 % des Français considèrent que la forêt est un réservoir de diversité biologique reste difficile à interpréter. Seules des investigations complémentaires qualitatives (notamment les entretiens et Focus groups réalisés entre 2005 et 2008) permettent de mieux comprendre la signification des résultats quantitatifs. La biodiversité est une notion souvent consensuelle, méconnue ou mal comprise du grand public. L'enquête « Eurobaromètre » publiée par la Commission Européenne en 2015 montre par exemple que 43 % des Français « ont entendu ce mot mais ne savent pas ce qu’il signifie » et 12 % « n’ont jamais entendu ce terme » (Special Eurobarometer 436, Attitudes towards biodiversity, 2015).  En outre, telle qu'elle est posée, la question ne demande pas d'arbitrage ou de classement des items, ce qui explique les valeurs élevées des pourcentages obtenus. Dans l'état actuel, l’intérêt de cette question est plutôt l’étude de la position des items les uns par rapport aux autres.