Proportion de français définissant la forêt comme un réservoir de biodiversité

Proportion de français définissant la forêt comme un réservoir de biodiversité

Proportion de français métropolitains considérant que l'affirmation "La forêt française est un réservoir de biodiversité" définit très bien la forêt française
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
66 % en 2010
 
Fiche mise à jour le
20/05/2015

L’indicateur se base sur les résultats d’une enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus (interviews en face-à-face). La question posée permet d’évaluer les valeurs que les français associent à la forêt en regardant la façon dont le public se positionne par rapport à une série de fonctions - ou services - classiquement affectés à la forêt. Plus particulièrement, l’indicateur s’intéresse au suivi de la proportion de la population adhérant tout à fait avec l’idée que la forêt est un réservoir de diversité biologique.

Si l’indicateur augmente, on peut considérer que le grand public est davantage conscient du rôle que peuvent jouer les forêts françaises dans la conservation de la biodiversité. C’est une donnée importante, puisque les valeurs attribuées aux espaces boisés déterminent un certain nombre de comportements individuels et sociétaux pouvant avoir une influence positive ou négative sur l’état de la biodiversité en forêt.

Si l’on considère les réponses sur ce qui définit très bien la forêt française aujourd’hui, 66% des français considèrent que la forêt est un « réservoir de diversité biologique ».  La valeur 2010 vient conforter le résultat obtenu en 2004. Malgré des évolutions entre les deux vagues de l'enquête, c'est surtout une population âgée (50-64 ans) avec une surreprésentation de cadres et de personnes de standing plus élevé qui retient cet item.

La proportion de français considérant que la forêt est un espace de loisir et de détente, ou un espace de production de bois, n’est pas significativement différente (respectivement 60% et 58% en 2010). Ainsi, les français métropolitains semblent considérer les forêts comme des espaces multifonctionnels, attribuant une importance équivalente à leurs fonctions récréatives, de production de bois, et de réservoir de diversité biologique.

Cet indicateur doit être interprété avec prudence, la notion de biodiversité étant souvent inconnue ou mal comprise par le grand public. Ainsi, une enquête « Eurobaromètre » publiée par la Commission Européenne en 2013 a montré que 37% des français « ont entendu ce mot mais ne savent pas ce qu’il signifie » et 13% « n’ont jamais entendu ce terme » (Flash Eurobarometer 379, Attitudes towards biodiversity, 2013).

Les variations conjoncturelles de la "connaissance" sur la biodiversité (par exemple, événement médiatisé dans la période précédant une vague de l'enquête) peuvent influer sur les réponses des enquêtés.

Comme soulevé dans le rapport final « Les français et la forêt » (Dobré M., 2005) consacré à cette enquête, le fait que 66 % des Français considèrent que la forêt est un réservoir de diversité biologique reste difficile à interpréter. Seules des investigations complémentaires qualitatives (notamment les entretiens et Focus groups réalisés entre  2005 et 2008) permettent de mieux comprendre la signification des résultats quantitatifs. Comme la gestion forestière, la biodiversité est méconnue du grand public. Mais, lorsqu'on raisonne par grandes fonctions (économique, environnementale et sociale), les fonctions environnementales de la forêt sont en 2004 et 2010 les plus valorisées.  A noter que la valeur de la forêt se conçoit plus en termes de patrimoine et valeur de legs (espace à préserver pour les générations futures) et de valeur d'existence qu'en termes de valeur d'usage (espace de nature plus que réservoir de biodiversité).