Taux de boisement dans les Outre-Mer

Taux de boisement dans les Outre-Mer

Evolution du taux de boisement dans les Outre-Mer
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
85 % en 2015
 
 
Données sources
Fiche mise à jour le
19/05/2016

 

Les forêts primaires et autres écosystèmes forestiers des  territoires Outre-mer français présentent une biodiversité considérable. La forêt tropicale humide guyanaise présente une biodiversité extrêment riche et complexe, l'une des plus importante au monde, que l'on ne connait encore que très partiellement. En outre, les îles ultramarines abritent un grand nombre d'espèces endémiques. Les enjeux de conservation de la biodiversité forestière y sont également importants.

Le destruction des forêts est reconnue comme une pression majeure pesant sur la biodiversité forestière. En effet, une diminution de la quantité d'habitats disponibles entraine généralement une diminution de la richesse en espèces au sein de ces habitats. Le suivi du taux de boisement dans les Outre-Mer français donne une information à la fois sur l'intensité d'une menace (la destruction des forêts) et, indirectement, sur l'état de la biodiversité forestière.

L'indicateur englobe 11 territoires ultramarins très hétérogènes avec des caractéristiques forestières différentes. Les surfaces forestières ultramarines les plus importantes sont en Guyane (plus de 8 millions d’hectares, soit près de 99 % de la superficie de ce territoire) et en Nouvelle-Calédonie (plus de 800 000 hectares, soit un taux de boisement de 46 %). La forêt de Polynésie française arrive en troisième position avec 155 000 hectares (taux de boisement de 42 %) tandis que trois autres territoires insulaires (Guadeloupe, Martinique, Réunion) présentent des superficies forestières plus faibles  (50-100 000 ha) et des taux de boisement variant entre 35 et 45 %. Les petites îles de Saint-Martin (Mer des Caraïbes), Mayotte (Océan Indien) et Saint-Pierre-et-Miquelon (océan Atlantique Nord) sont les plus faiblement boisées (< 20 %)  et Saint-Barthélemy (Mer des Caraïbes) est dépourvue de toute végétation forestière.

Le taux de boisement global des territoires Outre-Mer considérés, retracé par les inventaires de la FAO (Forest ressources assessment ou FRA) depuis 1990, reste stable  (85%). Plus en détail, les évolutions des taux de boisement des territoires ultramarins depuis 25 ans sont également de faibles amplitudes :
- la forêt amazonienne guyanaise recule très faiblement (environ 3500 ha/an, hors création du barrage du Petit Saut) ;
- les autres forêts ultramarines d’une certaine importance en superficie (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Nouvelle-Calédonie) semblent connaître peu d’évolution, mais la fiabilité des estimations est souvent assez faible ;
- la baisse apparente de la forêt de Mayotte  est pour partie au moins d’ordre méthodologique, mais la pression exercée par une population en hausse, due à une forte immigration, pourrait jouer un rôle ;
- les raisons de la hausse apparente du taux de boisement en Polynésie sont également incertaines, et pour partie d’ordre méthodologique (en l’absence d’inventaire forestier).