La qualité univoque des indicateurs

La qualité univoque des indicateurs

Un indicateur retenu par l'ONB doit être univoque, c'est-à-dire que son évolution dans un sens donné doit toujours prendre la même signification par rapport à la question qu'il éclaire. L'interprétation de la signification de cette évolution ne doit pas nécessiter l'intervention d'experts. Une augmentation va dans le sens souhaité ou non, pas une fois oui, une fois non selon d'autres éléments extérieurs à l'indicateur.

Il n'est pas envisageable que l'indicateur "Feu rouge" au carrefour nécessite l'interprétation systématique par un expert du code de la route pour analyser si la couleur rouge signifie une fois "Vous pouvez passer" et une autre fois "Vous devez vous arrêter", en fonction de priorités fluctuantes au cours du temps par exemple.

L'augmentation d'un service rendu par les écosystèmes par exemple ne peut être pris comme un indicateur positif de l'évolution de la biodiversité qui en est à l'origine. Le bois produit par une forêt peut être issus de plantation OGM intensive destuctrice des sols et de la biodiversité, ou par une forêt gérée durablement. L'indicateur devra donc être restreint au flux de service rendu sous condition de durabilité de la gestion de la biodiversité sous-jacente pour devenir non équivoque par rapport à la situation de la biodiversité à l'origine de la production de bois. Ainsi, le bois produit sans cette condition n'affectera pas positivement la valeur de l'indicateur, ce qui en fausserait l'interprétation. C'est l'intégration de cette condition dans la méthodologie de calcul et de discrimination des flux de biomasse issus de services durables ou non qui confére son caractère non équivoque à l'indicateur publié. Cela nécessite de se mettre d'accord explicitement en amont du calcul sur ce que l'on considère comme une gestion durable ou non... levant ainsi parfois douloureusement certains "consensus de quiproquos".