L'enquête nationale sur les zones humides 2000-2010

L'enquête nationale sur les zones humides 2000-2010

Éléments de rappel du contexte de l’enquête nationale zones humides

Cette enquête, prévue au Plan national d’action en faveur des zones humides 2010-2012, s’est inscrite en continuité d’évaluations antérieures portant sur l’évolution de zones humides. Elle a été mise en œuvre par le SOeS.

Son objectif était d’évaluer l’état des milieux humides en 2010 et leur évolution entre 2000 et 2010.

206 sites de métropole et d’outre-mer ont été identifiés au départ, à savoir:

  • les 152 « zones humides d’importance majeure » suivies par l’ONZH (définies pour leur caractère représentatif des différents types d’écosystèmes existants sur le territoire, tant du point de vue de la diversité écologique des milieux que des services socio-économiques rendus) ;
  • auxquelles ont été ajoutés 10 massifs à tourbières ;
  • et 44 sites ultra-marins (DOM et COM), soit 3,2 millions d’hectares.

200 experts issus de divers organismes ont renseigné le questionnaire d’enquête, issus d’établissements publics (ONCFS, ONEMA, Conservatoire du Littoral…), de collectivités territoriales, d’associations (Ligue de Protection des Oiseaux, Conservatoires d’Espaces Naturels…).
245 questionnaires relatifs à 152 sites, dont 23 en outre-mer, ont été réceptionnés et analysés.

Les thèmes abordés ont été les suivants :

  • activités humaines ;
  • évolution des milieux ;
  • espèces exotiques envahissantes et espèces indigènes proliférantes;
  • dysfonctionnements hydrauliques et hydrologiques ;
  • services rendus ;
  • perception sociale ;
  • changement climatique.

Les sites sont classés selon la typologie :

  • littoral méditerranéen ;
  • littoral atlantique, Manche et mer du Nord ;
  • vallées alluviales ;
  • plaines intérieures ;
  • massifs à tourbières ;
  • outre-mer.

Si leur délimitation ne correspond pas à la notion réglementaire de zone humide, ils comprennent des milieux humides (naturels et artificiels), souvent multiples. Le terme « zone humide » a donc été utilisé au sens large dans le traitement de l’enquête.

Vous pouvez retrouver le rapport complet publié à l'issue du dépouillement de l'enquête.

Remarque sémantique importante

Contrairement aux autres thématiques de l’ONB, pour lesquels « milieux » restreint le champ de l’analyse aux espaces écologiques (ex : la forêt englobe le monde de la forêt et de ses activités alors que les milieux forestiers sont les écosystèmes), la sémantique retenue ici place les « milieux humides » (espaces étant ou ayant été humides) comme intégrant des milieux écologiques non humides, les milieux effectivement humides et écologiquement caractérisés comme tels étant plutôt qualifiés de « zones humides », ce qui paraît contre-intuitif (on attendrait une correspondance ZH / Forêt et MH / MF).

Nous proposons « milieux humides à dominante naturelle pour parler de ces milieux ex- « zones humides ». Il existe donc une rupture sémantique entre les termes de l’enquête et les définitions aujourd’hui retenues.

De plus, le terme « Zones humides » désignant aujourd'hui des espaces définis réglementairement, son usage pour qualifier des territoires à dominante humide introduirait une confusion inopportune.

Pour éviter toute ambiguïté, il est proposé d'insérer à côté de chaque indicateur issu de l’enquête un renvoi vers cette page et le schéma illustrant les notions ci-dessus. Le terme « Zones humides » trop polysémique a été écarté dans cet exercice.