État de conservation des habitats naturels

État de conservation des habitats naturels

Proportion des habitats d'intérêt communautaire évalués qui sont dans un état de conservation favorable
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
20 % sur la période 2013-2018
 
 
 
Fiche mise à jour le
21/06/2019

 

L’ordre de grandeur reste le même que lors des deux évaluations précédentes : seulement un cinquième des évaluations concluent à un état favorable. Déclinées par grand type de milieux, ce sont les tourbières, les milieux humides, les dunes maritimes et intérieures et les habitats côtiers qui sont dans des états de conservation les plus défavorables. A l’inverse, les fourrés sclérophylles, les milieux rocheux et grottes sont bien conservés.

Cet indicateur concerne les 132 habitats parmi les plus rares, menacés ou représentatifs, présents en France qui figurent dans l’annexe I de la directive Habitats-Faune-Flore. Pour un habitat donné, l’état favorable correspond à une aire de répartition stable ou en augmentation ; à une superficie suffisante, stable ou en augmentation ; des structures et un fonctionnement non altérés et des perspectives que cet état perdure dans un futur proche. L’état défavorable peut donc être lié à plusieurs types de causes, mais ce sont principalement les pertes de superficies et les problèmes liés aux structures et aux fonctions qui s’avèrent les plus déclassant. Ces problèmes résultent des pressions passées, présentes ou futures.

Les définitions retenues sont les suivantes (Bensettiti, 2012) :

Favorable : l’habitat/espèce prospère actuellement et la situation se maintiendra vraisemblablement sans changement dans la gestion ou les politiques existantes ;

Défavorable inadéquat : un changement dans la gestion ou les politiques en place est nécessaire pour que l’habitat/espèce retrouve un statut favorable, mais l’habitat/espèce n’est pas en danger d'extinction ;

Défavorable mauvais : concerne les habitats/espèces qui sont en danger sérieux d’extinction, au moins régionalement.