Évolution du nombre de traces de pontes de tortues marines en Outre-mer

Évolution du nombre de traces de pontes de tortues marines en Outre-mer

Taux d'évolution du nombre de traces de pontes de tortues marines dans les territoires ultramarins
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
Premières valeurs disponibles en 2019
 
 
 
 
Fiche mise à jour le
25/06/2018

Au niveau mondial, les tortues marines sont menacées d’extinction ; leurs populations sont en forte diminution.

 

Espèces marines emblématiques au cycle biologique complexe fréquentant aussi bien les habitats marins que littoraux, il reste difficile de relier la dynamique de ces populations à l’évolution de l’état des écosystèmes marins.

 

Des pressions anthropiques (tourismes, braconnage, captures accidentelles liées à la pêche, urbanisation des sites de pontes, pollutions diverses, etc.) mais aussi naturelles (prédation, parasitisme, etc.) peuvent constituer des facteurs de déséquilibres pour ces espèces et impacter l’état de conservation de ces populations.

 

Parmi les sept espèces de tortues marines, six sont présentes sur le territoire national, dont deux en danger critique d’extinction au niveau mondial. La France a donc une forte responsabilité patrimoniale sur les habitats littoraux car elle héberge des plages de ponte parmi les plus importantes au monde.

 

Une variation du nombre de traces de ponte peut traduire une augmentation ou une diminution des effectifs de la cohorte de femelles venant pondre une année donnée dans un secteur donné. Il n’y a pas forcément de fidélité stricte au site de ponte et l’intervalle entre deux saisons de ponte peut être variable (de 1 à 8 ans). Pour refléter l’évolution des effectifs de tortues femelles venant pondre sur le territoire français, l’indicateur ne peut s’interpréter que sur une tendance à long terme compte tenu de la longévité de ces espèces et des fluctuations interannuelle naturelle de l’activité de ponte.

 

Il est à noter que le nombre de traces de montées ne représente pas le nombre réel de pontes, ni le nombre réel de femelles d’une cohorte ou d’une population. Par exemple, sur certaines plages comme à Europa (île française de l’Océan Indien), 20 % à 30 % des montées de tortues n'aboutissent pas à des nids.

 

L'augmentation des traces de montées peut aussi relever d'une augmentation du « niveau de connaissance », c'est-à-dire de l'augmentation de l’effort d’observation.