Évolution de la pollution des cours d'eau

Évolution de la pollution des cours d'eau

Taux d'évolution de la pollution des cours d'eau par les macro-polluants d'origine urbaine, industrielle et agricole en France métropolitaine
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
- 7 % pour les nitrates entre 1998 et 2014
- 49 % pour les orthophosphates entre 1998 et 2014
- 69 % pour l'ammonium entre 1998 et 2014
- 49 % pour la DBO entre 1998 et 2014
 
 
 
Données sources
Fiche mise à jour le
13/05/2016

 

Une diminution de l'indicateur aura probablement des conséquences positives sur la biodiversité.
La carte des résultats par bassin versant permet de spatialiser l'interprétation de l'indicateur.

La demande biochimique en oxygène, indicateur de la quantité de matières organiques biodégradables présentes dans l’eau, a diminué de moitié sur la période 1998-2014, résultat de meilleures performances obtenues par les stations d’épuration. La baisse est toutefois concentrée sur les 10 premières années, l’indicateur étant stable depuis 2008.

L’ammonium, autre paramètre caractéristique de l’efficacité des traitements épuratoires, confirme lui aussi une tendance en baisse, de 69 % en tendance linéaire. Il est toutefois influencé par la faible pluviométrie des années 2003, 2005 et plus récemment en 2011, qui a entraîné une mauvaise dilution des polluants et une remontée des concentrations.

Malgré une légère remontée en 2014, relevée notamment dans les bassins de Rhin-Meuse et du sud-est de la France, les orthophosphates diminuent fortement sur la période, sous l’effet conjugué d’une réduction sensible des apports agricoles et d’une amélioration de la performance des stations d’épuration urbaines.

En dépit d’une année 2014 plutôt pluvieuse, les nitrates ont diminué de 9 % par rapport à 2013. La tendance n’est toutefois pas significative à ce stade et les teneurs restent globalement stables sur la période, avec des variations inter-annuelles influencées par la pluviométrie. Les évolutions des nitrates sont contrastées suivant les bassins. La dégradation se confirme dans certains bassins du sud où les teneurs en nitrates étaient modérées, voire faibles. Au contraire, la situation tend à s’améliorer, ou se stabiliser, là où les concentrations étaient parmi les plus élevées : c’est le cas des bassins fortement agricoles dans l’ouest, où l’utilisation d’intrants azotés a diminué. Le bassin de la Seine fait exception : les teneurs, élevées, gardent une tendance à la hausse. Les conditions météorologiques jouent également un rôle, les années sèches réduisant le lessivage des surplus azotés présents dans les sols, qui sont entraînés vers les cours d’eau dès retour à la normale, à l’image de la situation de 2012 et 2013.

Malgré ces évolutions globalement assez favorables hors nitrates, les efforts sont à poursuivre pour respecter les objectifs de bon état des eaux assignés par la DCE.