60 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde sont déjà présentes dans les outre-mer français

Question de référence de l'indicateur : 3- Comment évoluent les pressions majeures que notre société fait peser sur la biodiversité ?

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Les espèces exotiques envahissantes sont considérées comme l'une des principales menaces pesant sur la biodiversité. Dans les écosystèmes insulaires, elles sont même citées comme la deuxième menace après la destruction directe des habitats. Les outre-mer français sont donc particulièrement concernés par ce phénomène croissant.

L'indicateur Nombre d'espèces en Outre-mer parmi les plus envahissantes au monde permet de suivre cette pression réelle... ou potentielle.

En effet, le phénomène d'envahissement est particulièrement complexe et la présence de l'espèce ne signifie pas automatiquement qu'elle développera un caractère envahissant, mais le risque existe en cas de modification de l'environnement ou d'une adaptation génétique de l'espèce.

Certaines espèces de la liste mondiale des 100 espèces les plus envahissantes établie par l'UICN sont même parfois des espèces indigènes dans les outre-mer français.

60 des 100 espèces de la liste mondiale sont signalées dans l'un ou l'autre des outre-mer français, chiffre à relier à la part extrêmement réduite que réprésentent ces territoires par rapport à la surface terrestre mondiale. Les territoires du Pacifique et l'île de La Réunion sont particulièrement concernés. Mais même Clipperton, pourtant à près de 1 000 km de toute terre habitée est concernée par une espèce...

Cet indicateur renseigné pour la première fois en 2012 pour l'ONB indiquait 32 espèces dans les seuls Départements d'outre-mer alors enquêtés. La mobilisation remarquable de tous les acteurs cette année a permis d'étendre l'enquête à l'ensemble des territoires d'outre-mer sans exception. Le doublement du nombre d'espèces signalées est sans doute très majoritairement lié à la plus grande exhaustivité du recensement ainsi qu'à une sensibilité accrue des acteurs pour la détection des espèces, bien plus qu'à l'arrivée, possible néanmoins, d'espèces nouvelles depuis cette date.

Cet indicateur est produit collégialement par :

  • les directions de l'environnement des différents territoires ultra-marins
  • le Service du Patrimoine Naturel du Muséum national d'Histoire naturelle
  • le comité français de l'UICN
  • le service de l'observation et des statistiques du ministère en charge de l'environnement

Pour en savoir plus : http://www.issg.org/pdf/publications/worst_100/french_100_worst.pdf

La démarche "1 semaine - 1 indicateur"

Date
17/05/2016
Mot(s) Clé(s)
indicateur