Niveau d'exhaustivité de la liste des espèces connues dans les Outre-mer

Niveau d'exhaustivité de la liste des espèces connues dans les Outre-mer

Proportion de groupes taxonomiques pour lesquels le niveau d'exhaustivité de la liste des espèces connues dans les Outre-mer (référentiel taxonomique) est jugé satisfaisant au regard des connaissances disponibles
Présentation et interprétation de l'indicateur
Valeur par période
33 % en décembre 2017
 
 
 
Fiche mise à jour le
24/01/2018

Dans les Outre-mer (DOM et COM), on estime actuellement que seuls 33 % des groupes taxonomiques bénéficient d’un référentiel relativement complet au regard des connaissances disponibles.

Disposer d’un référentiel taxonomique est le point de départ incontournable pour gérer et partager de la donnée sur les espèces. C’est donc un préalable des programmes de connaissance ou de conservation.

La valeur de l’indicateur progresse très régulièrement, témoignant d’un effort accentué et continu pour compiler la littérature scientifique et, avec l’aide d’experts, mettre à disposition l’information sur les espèces des Outre-mer français. Après une très forte progression en 2014 (près de 10 points de plus par rapport à 2013), en grande partie due à un effort important de compilation des espèces de flore et d’insectes de Guyane et à la poursuite du travail sur les insectes de Polynésie, la hausse de l’indicateur se poursuit à un rythme plus faible. À noter la nette progression observée pour les insectes en 2016 (près de 9 points de plus par rapport à l’année précédente).

En 2017, un important travail de compilation a été effectué sur les lichens de Guyane, de Guadeloupe, de la Réunion et des îles subantarctiques, mais aussi sur les diatomées de Mayotte, de la Réunion et de Guadeloupe, sur les insectes de Martinique, de Mayotte et de la Réunion, sur les mousses et les Myxomycètes de la Réunion, sur les algues marines de Martinique et de Saint-Martin, sur les oiseaux, les poissons marins et la flore continentale de Clipperton, sur les mammifères marins de Wallis-et-Futuna et de Clipperton. La compilation des données a également été poursuivie sur les insectes et les arachnides de Guyane et de Nouvelle-Calédonie (notamment les hyménoptères de Nouvelle-Calédonie) ainsi que les insectes de Polynésie française. La flore de Guyane a été profondément améliorée.

L'effort à produire reste malgré tout encore conséquent et nécessiterait des moyens à la hauteur des enjeux de biodiversité des Outre-mer français.